Le T 47B 12 devient le Guépratte le 23 juillet 1952. La construction de cet escorteur est attribuée aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes. Il est mis sur cale le 19 octobre 1953 et lancé le 8 novembre 1954.
1955
Le bâtiment est armé pour essais le 9 août, il appareille de Nantes le 27 octobre pour rallier Saint-Nazaire où il passe la nuit. Le lendemain, l’escorteur mouille sous Groix avant de gagner Brest dans la journée du 29. Le bâtiment entreprend ses essais à partir du 16 novembre.
1956
L’année toute entière est consacrée aux essais qui se déroulent suivant plusieurs phases :
.Du 9 mars au 28 avril (avec mouillage à Morgat en avril et une escale à Swansea fin avril.
.Période de démontage (mai-juin-juillet).
.Du 17 juillet au 28 août (escale à Royan du 18 au 23 juillet pour les Fêtes de la Mer, puis Granville du 23 au 27 août pour les festivités du centenaire de la naissance de l’amiral Guépratte qui vit le jour dans la cité le 30 août 1856. Granville sera la ville marraine du Guépratte.
.Le Guépratte appareille de Brest le 29 octobre pour des essais en Méditerranée. Il arrive à Toulon pour la première fois, le 2 novembre. Le bâtiment prend la mer à quatre reprises en novembre puis du 2 au 3 décembre pour rechercher un avion Languedoc disparu en mer. Le Guépratte quitte le port méditerranéen le 6 décembre, fait une escale à Ponta Delgada du 10 au 14 avant de regagner Brest le 17.
1957
Les sorties d’essais se poursuivent entre le 23 mars et le 25 mai, toutes au départ de Brest.
L’escorteur appareille le 29 mai pour sa traversée de longue durée. Il relâche à Tanger du 1er au 4 juin. Deux jours après son départ du port marocain, le Guépratte entre à Toulon. Son admission au service actif et son affectation à ma 1ère FEE sont prononcée le 6 juin.
Plusieurs sorties sont effectuées en juin et juillet pour parfaire l’entraînement élémentaire.
Après une indisponibilité pour entretien au mois d’août, le Guépratte quitte Toulon du 11 septembre au 9 octobre, il se rend en Atlantique et en Manche pour une croisière de représentation (escale à Brest, Cherbourg, Portsmouth, Brest).
Il sort encore à sept reprises entre le 16 octobre et le 15 décembre, faisant une escale à Bizerte du 9 au 12 novembre.
La 8ème DEE appareille définitivement de Toulon le 16 décembre, elle arrive à Brest le 21 décembre.
1958
La première année d’existence de l’Escadre Légère est principalement consacrée à l’entraînement de groupe.
Sortie de groupe du 21 au 30 janvier (escale à Lorient). Sur le chemin du retour, l’escorteur porte assistance au chalutier espagnol Angelino.
Les séjours en mer de l’Escorte Légère se succèdent, ils sont souvent coupés d’escales : Cherbourg du 8 au 10 mars, La Pallice du 22 au 23 mars, Nantes du 26 au 28 avril. Le bâtiment est en petit carénage du 3 mai au 10 juin.
L’escorteur quitte Brest du 17 juin au 13 juillet pour la croisière d’été de l’escadre qui se rend en Manche, mer du Nord et Baltique (escales à Cherbourg, au Havre, à Kiel pour la semaine nautique, Gdynia, Wilhelmshaven).
Le 2 août, le Guépratte escorte le départ de la course des voiliers Brest-Las Palmas.
Du 6 au 15 octobre, l’escorteur quitte Brest avec le Forbin, les deux unités se rendent en mer du Nord pour manœuvrer avec des escorteurs allemands (escales à Cuxhaven, Hambourg, Cherbourg).
Sortie de groupe en novembre (escale à Portsmouth). Croisière d’endurance en mers nordiques du 2 au 13 décembre.
1959
Le 23 janvier, le Guépratte appareille avec l’Escadre Légère pour une croisière en Afrique. Il relâche à Dakar, Abidjan, Douala, Cotonou, Lomé, Dakar, La Luz, Gibraltar, il regagne le port-base le 23 mars après l’exercice interallié «Dawn Breeze 4».
Le Guépratte quitte la 8ème DEE le 1er avril pour former la 10ème DEE avec le Forbin et le Surcouf.
Le bâtiment repart le 9 avril pour Rouen puis Liverpool du 15 au 17, à l’occasion du 10ème anniversaire de l’OTAN.
Il participe du 25 avril au 16 mai à une croisière d’entraînement (escales à Rotterdam, Portsmouth et Cherbourg).
L’escorteur et l’Escadre Légère sont absents de Brest du 26 mai au 20 juin, ils accomplissent la croisière de Printemps en Atlantique et Méditerranée. Cette sortie est l’occasion : de manœuvres communes avec l’Escadre venue de Toulon et d’une inspection générale à la mer le 14 juin devant Mers-el-Kébir (escales à Alger, Djidje, Bizerte, Bône, Mers-el-Kébir).
Après une indisponibilité pour entretien du 22 juin au 6 août, le Guépratte quitte Brest du 6 août au 15 septembre pour une double mission au Canada. Il se rend à Toronto du 24 au 31 août à l’occasion d’une exposition canadienne sur les réalisations industrielles, commerciales et culturelles du pays ainsi que pour l’inauguration du Seaway, la nouvelle voie maritime du Saint Laurent entre Montréal et le lac Ontario (escales à Québec, Montréal, Saint Pierre).
Le Guépratte sort du 13 au 31 octobre, pour entraînement individuel et mission de représentation (escales à Cherbourg, puis Pasajes, pour le tricentenaire du Traité des Pyrénées). Au retour il séjourne à Port Hatiguen et Lorient.
Du 16 au 24 novembre, l’escorteur participe à un exercice de l’OTAN baptisé «Sharp Squall 4», qui se déroule en Atlantique, avec une escale à Magillipan, en Irlande du Nord.
Il entre en grand carénage le 1er décembre.
1960
Le bâtiment reprend la mer le 30 mars, pour essais.
Il appareille de Brest le 9 mai et rejoint l’Escorte Légère qui sort de Bordeaux (escales à La Corogne, Belfast, Cardiff et retour à Brest le 1er juin).
Une nouvelle sortie du 7 au 17 juin, est coupée par des escales à Cherbourg et Rotterdam du 10 au 14 juin.
Le 16 juillet, Le Guépratte est mouillé en rade-abri, à Brest, pour la revue navale qui fait suite à l’inauguration du monument du cours Dajot.
Le bâtiment sort du 3 au 13 août pour participer à Lisbonne aux cérémonies du cinquième centenaire de la mort d’Henri le Navigateur puis à une revue navale devant Logos, à côté du cap Saint Vincent.
Le Guépratte est absent de Brest du 14 octobre au 23 décembre après une escale à Alger. Il se rend à Toulon pour un stage de base au centre d’entraînement. Au cours d’une sortie, il relâche à La Spezia du 11 au 13 novembre.
1961
Le Guépratte fait preuve d’une activité intense tout au long de l’année :
.Croisière d’hiver (20 janvier au 25 février), l’escadre Légère se joint au large d’Alboran à l’Escadre venue de Toulon, la rencontre donne lieu à de nombreuses manœuvres (escales à Mers-el-Kébir, Alger et Cadix).
.Exercice «Down Breeze» du 8 au 28 mars, qui se déroule en plusieurs phases au départ de Brest (escale à Plymouth).
.Indisponible pour entretien du 28 mars au 20 avril.
.Sortie de groupe sur les côtes de Bretagne du 26 avril au 11 mai (escales à Cherbourg et Bordeaux).
.Croisière d’été en Baltique du 15 juin au 13 juillet (escales à Bergen, Copenhague, Thorshavn, Copenhague).
Le Guépratte quitte Brest du 29 juillet au 14 septembre pour une Surmar en Algérie jusqu’au 10 septembre.
L’escorteur rallie directement Nemours où il relève le Duperré le 1er août. L’escorteur sort dès 13 h 10 pour des tirs d’essais et une première mission d’appui-feu.
Du 2 au 22 août, il assure une permanence nocturne au large de Port-Say en vue d’éventuels tirs au profit de la DBFM qui garde le «barrage» sur la frontière algéro-marocaine. Une fois par semaine, au lieu de rentrer à Nemours, il va jusqu’à Mers-el-Kébir pour se ravitailler. Du 22 au 30 août, les conditions changent : le bâtiment n’a plus de poste rigide mais évolue entre Port-Say et Ras Kellah, avec une mission de surveillance maritime et de contrôle du franchissement de la frontière. A partir du 31 août, l’escorteur travaille de nouveau dans les conditions initiales antérieures au 22 août.
Le Guépratte intervient à 15 reprises, il tire 368 coups de 127 mm dont 333 en appui feu.
Il passe à Mers-el-Kébir le 4, le 10, le 17, le 25, le 31 août et le 7 septembre.
Il est relevé par le Casablanca le 10 septembre, toujours à Nemours, il rentre à Brest le 13 septembre, après avoir parcouru 3 278 milles au cours d’une mission de 40 jours.
Le Guépratte participe à la croisière d’automne du 4 octobre au 9 décembre. Il fait successivement escale à Ponta Delgada, Norfolk, Yorktown, Key West, Port au Prince, La Guayra, Fort de France, La Trinité, Marie Galante, Les Saintes, Pointe à Pitre, encore à Fort de France et Dakar.
Il est en entretien du 13 décembre au 12 janvier.
1962
Le Guépratte sort le 19 janvier 1962, pour une assistance médicale au navire suédois Portland, à 360 milles de Brest. Un blessé est transporté jusqu’à Brest par un hélicoptère de la Protection Civile. L’Escorteur repart de Brest en même temps que l’Escadre Légère, le 23 janvier, la formation manœuvre avec le Guépratte jusqu’au 28. A la hauteur de Gibraltar, l’escorteur fait route sur Toulon où il arrive le 31 janvier en vue d’un stage au centre d’entraînement, qui prend fin le 7 mars. L’escorteur gagne Gibraltar ; il prend part à l’emportant exercice «Dawn Breeze 7» dont la durée est cette fois-ci exceptionnelle. Le Guépratte regagne Brest le 5 avril.
La croisière de printemps qui débute le 2 mai conduit l’Escadre Légère et le Guépratte en méditerranée. Après une série d’exercices, la formation arrive à Toulon le 12 mai. Le lendemain, l’escorteur repart à destination de Mers-el- Kébir pour une mission de Surmar (du 15 mai au 15 juin). A l’issue de son séjour sur les côtes d’Algérie, le bâtiment rentre à Brest le 18 juin. En cours de route, il effectue un essai à Puissance Maximale Pratique.
Le 22 juillet, le Guépratte est à Etretat pour l’inauguration d’un monument et d’un musée à la mémoire de Nungesser et Coli (Deux navigateurs disparus en tentant de rallier Paris à New York, en mai 1927). Entre le 28 et le 30 juillet, l’escorteur mouille à Royan, pour les Fêtes de la Mer. Il est en entretien du 9 août au 10 septembre.
Du 1er au 8 octobre 1962, le bâtiment est engagé dans un exercice «Finisterex». La sortie est coupée par des escales à Marin et à Vigo. Après un séjour en mer du 11 au 12 octobre, le bâtiment est indisponible jusqu’au 6 novembre, suite à un coup de feu.
Sortie d’entraînement, en groupe, du 15 au 16 novembre puis nouvel appareillage le 19 pour la croisière d’automne (escales à Nantes, Lisbonne, Bordeaux). Deux exercices importants sont exécutés : «Frimaire» et «Ecume 7», l’escorteur rentre à Brest le 12 décembre.
1963
Le Guépratte poursuit ses activités avec l’Escadre Légère. Une sortie en Manche du 4 au 6 février est l’occasion d’escales à Cherbourg et Portmouth, elle est suivie d’une indisponibilité du 19 février au 16 mars. Par la suite, le Guépratte apporte son concours aux essais du PRE La Saône du 9 avril au 2 mai.
Le 6 mai 1963, l’Escadre Légère quitte Brest pour une croisière baptisée «Algonkin». Le bâtiment fait successivement escale à Fort de France, Les Saintes, Key West, Halifax, Montréal. L’Atlantique est traversé sans escale. L’escorteur et sa formation rentrent à Brest le 4 juillet.
Il est en entretien du 5 juillet au 4 septembre.
Le 7 septembre, l’escorteur, seul, appareille pour une nouvelle mission au Canada. Il fait une escale technique à Montréal le 16 septembre et, remontant à son tour les Grands Lacs, arrive à Chicago le 20 septembre où se tient une quinzaine commerciale française. Le bâtiment repart le 25 septembre puis fait une escale à Détroit du 27 septembre au 2 octobre, premier bâtiment de guerre français à effectuer une visite dans ce port. L’escorteur repasse à Montréal le 4, fait un arrêt pour ravitaillement à Sept Iles le 6 et rentre à Brest le 13 octobre.
On retrouve le bâtiment à Granville le 27 octobre, pour une mission de représentation.
Le Guépratte prend la mer à six reprises entre le 6 novembre et le 17 décembre. La plupart des exercices sont faits en groupe (escale à Cherbourg). L’escorteur entre en grand carénage le 30 décembre.
1964
Les essais du Guépratte commencent le 30 juin, ils s’achèvent le 31 août, date de sa disponibilité.
Du 2 septembre au 4 novembre, le bâtiment est absent de Brest, il séjourne au CEF de Toulon du 7 septembre au 2 novembre, pour le rituel stage de base après une longue indisponibilité. A l’aller comme au retour, l’escorteur relâche à Lisbonne.
L’année s’achève par une croisière d’automne du 1er au 16 décembre qui se limite à la Manche (escales à Cherbourg, Portsmouth, Le Havre) et une dernière sortie du 20 au 23 décembre.
1965
Le 28 janvier, l’Escadre Légère appareille pour une croisière en Afrique. Le Guépratte relâche à Dakar, Monrovia, Abidjan, de nouveau Dakar, Port Etienne, Las Palmas, et La Pallice avant de regagner Brest le 25 mars.
Nouvelle croisière pour le Guépratte, du 20 avril au 18 mai, avec le Duperré, il se rend dans les eaux scandinaves (escales à Narvik du 26 au 28 avril, Trondheim du 30 avril au 2 mai, le Sogne Fjord du 3 au 4, Göteborg du 6 au 9 et Aarhus du 10 au 14). Le retour à Brest se fait le 18 mai.
Parti de Brest le 3 juin, le Guépratte fait escale à Boulogne puis à Dunkerque du 4 au 8 juin, pour le 25ème anniversaire de la bataille de 1940. Le 5 juin, un détachement du bord est au cap Gris Nez dans le cadre d’une cérémonie à la mémoire du commandant Ducuing, tué le 25 mai 1940, en défendant le poste du cap Gris Nez. Le bâtiment regagne Brest le 10 juin.
Du 18 au 23 juin, le Guépratte participe à une sortie de groupe de l’Escadre Légère, il fait une escale à Pasajes du 19 au 21 juin.
Un dernier entraînement individuel est fait en Iroise du 27 au 30 juin.
Le 21 août, la 8ème DEE est dissoute, le Guépratte quitte l’Escadre Légère, il est alors affecté à la 2ème Région Maritime.
L’escorteur va maintenant être principalement utilisé pour le repérage et le contrôle du vol des premiers engins spatiaux français. Les missiles sont d’abord suivis par des stations terrestres. Par la suite les portées augmentent, le lancement de satellites artificiels est prévu en utilisant les matériels étudiés pour les militaires. Rapidement, il s’avère nécessaire de disposer d’une station en mer, en Méditerranée. Le Guépratte est choisi pour remplir ce rôle, on le dote d’un radar de poursuite.
Le bâtiment assure deux campagnes de tirs. De fin 1965 au début de 1967, on essai le premier étage des fusées et de la mi 1967 à la fin de 1968, les tirs sont effectués avec des missiles à deux étages.
L’escorteur appareille de Brest le 10 Novembre, avec dix ingénieurs et techniciens. Il passe à Toulon du 15 au 18 pour ravitaillement et divers réglages puis rallie le golfe de Gabès. Au mouillage près de Gjerba, on devine sa silhouette dans le lointain en dehors des eaux territoriales tunisiennes. Le bâtiment est chargé du repérage du satellite A1, appelé Astérix, lancé le 26 novembre, à 15 h 47, par une fusée Diamant A. Ce premier satellite français pèse 39 kg.
Après le lancement, le Guépratte rallie Mers-el-Kébir le 29 novembre. Le commandant, les ingénieurs et les techniciens assistent au débriefing à Hammaguir. L’escorteur relâche ensuite à Malaga du 2 au 6 décembre puis gagne Brest le 11 décembre.
1966
Le Guépratte fait une sortie, pour entraînement individuel, le 25 janvier 1966. Il repart de Brest le 1er février. Il passe se ravitailler à Mers-el-Kébir le10 et rejoint le golfe de Gabès le soir même.
Le deuxième lancement du fusée Diamant, avec le satellite DIA (Diapason), prévue le 11 est reporté au 12 puis un incident oblige à un nouveau report jusqu’au 17. Le tir est enfin réalisé le matin du jour prévu. L’escorteur d’escadre retourne à Brest le 27 février, après avoir relâché successivement à Mers-el-Kébir et Gibraltar. Le bâtiment est en entretien pendant le mois de mars, il effectue deux essais en avril.
Le 6 mai, le Guépratte fait une sortie pour des officiers de réserve puis participe à la croisière «Gants Blancs», du 9 au 21 mai, avec escale à Malaga.
Du 31 mai, jusqu’à la fin de l’année, diverses sorties sont faites pour maintenir un certain entraînement militaire. On note un passage à Lorient en septembre et un à Bordeaux en décembre.
Le Groupe Naval d’Essais de Missiles est constitué le 14 décembre 1966. En attendant l’arrivée du Henri Poincaré, le Guépratte sert de bâtiment réceptacle, il a pour mission d’étudier le comportement des engins balistiques lors de leur rentrée dans l’atmosphère et de déterminer le point d’impact avec la meilleure précision possible. Le Groupe a aussi pour mission la surveillance de la zone et la récupération du corps de l’engin.
Le dernier tir à Hammaguir aura lieu le 15 février 1967 et les tirs civils suivants se feront à partir du site de Kourou, en Guyane. Les engins militaires vont être lancés à partir du CEL, le Centre d’Essais des Landes, installé dans la région de Biscarosse à partir de 1962, avec une zone de réception vers l’île de Florès, aux Açores.
1967
Le 23 janvier, le Guépratte appareille pour une première campagne au profit du CEL. Il fait escale à Ponta Delgada, à Florès et La Horta. Il arrive à Brest le 11 février, la 3ème fusée Diamant A ayant été lancée le 8 février.
Les séjours en mer de l’escorteur, dans le cadre du Groupe Naval d’Essais de Missiles sont fréquents tout au long de l’année. La plupart d’entre eux se font devant le CEL ou d’une façon générale dans le golf de Gascogne. Lorsqu’il s’agit de tirs à longue distance, les unités se rendent sur le site de Florès, ce qui a été le cas une fois au cours de l’année.
Le Guépratte quitte Brest du 27 septembre au 8 octobre (escales à Florès et Ponta Delgada). Le séjour sur zone est fait au profit des tirs d’essais SSBS.
Les activités de l’escorteur, en dehors de son groupe, sont consacrées entre autre à une corvette de l’Ecole Navale du 10 au 17 avril (escales à Lorient et Saint Malo).
Certaines sorties dans le golfe de Gascogne sont ponctuées d’escales à La Pallice en juin et La Corogne en juillet.
Le Guépratte achève l’année par une sortie du 4 au 6 décembre, avec son remplaçant, le bâtiment réceptacle Henri Poincaré dont les moyens sont d’un niveau bien supérieur à ceux de l’escorteur d’escadre.
1968
Le Guépratte reprend ses activités dès le mois de janvier, sur le site des Açores, du 9 au 29 janvier pour le premier tir du MSBS effectué à partir du sol (escale à Ponta Delgada).
Il est en petit carénage à Brest pendant le mois de février. Une sortie d’essais à lieu du 29 février au 1er mars.
Il quitte Brest du 5 au 11 mars pour une mission dans le golfe de Gascogne (escale à Bordeaux). Une partie de l’équipage profite de la proximité du CEL pour le visiter.
Une sortie au profit des élèves chefs de quart se déroule sur les côtes d’Irlande du 12 au 15 mars, suivie par une autre sur le site des Açores du 28 mars au 14 avril (escales à Ponta Delgada et Florès).
Il sort pour entraînement le 6 et 7 juin.
Nouvel appareillage le 13 juin. Il recherche le yacht Koala III, avec Elisabeth Baumann qui essayait de traverser l’Atlantique en solitaire. La navigatrice est finalement recueillie par le Henri Poincaré puis est transférée sur le Guépratte. Ce dernier est de retour à Brest le 29 juin.
L’escorteur quitte alors le Groupe Naval d’Essais de Missiles.
Le Guépratte est en refonte à l’arsenal de Brest à partir du 1er août 1968.
1969-1970
Le bâtiment est réarmé pour essais le 8 août 1970, il fait une première sortie le 9 octobre.
Jusqu’au 3 décembre, le Guépratte prend la mer à quinze reprises.
1971
L’escorteur poursuit ses essais en janvier, il est armé complet le 20 de ce mois.
Il appareille de Brest le 27 janvier, pour la traversée de longue durée. L’escorteur fait escale à Funchal de Madère du 30 janvier au 2 février, à Abidjan du 9 au 13, à Dakar du 16 au 20, il remonte directement vers Toulon, son nouveau port-base où il arrive le 27 février.
Le Guépratte est incorporé dans la 4ème DEE de l’Escadre de la Méditerranée.
L’escorteur passe au CEF du 9 mars au 6 mai, où il effectue son stage de base (escale à Ajaccio du 1er au 3 mai).
Du 12 au 19 juin, le Guépratte participe avec l’Escadre aux exercices «Constellation» et «Meditex». La fin des manœuvres est suivie par une revue navale.
Plusieurs sorties sont faites en juin avec une escale à Carthagène, en juillet et en septembre.
Le Guépratte apporte son concours à «Iles d’Or» du 3 au 26 novembre.
1972
L’escorteur achève une indisponibilité pour entretien au début de février, il prend la mer du 13 au 18 de ce mois pour un entraînement de groupe (escale à Palerme).
La croisière d’hiver du 3 au 15 mars conduit l’escorteur en Méditerranée centrale (escale à Tunis).
L’entraînement du Guépratte se poursuit en avril, en juin (escale à Venise).
Le bâtiment apporte son concours à la mise en condition du sous-marin Junon su 18 au 22 juillet.
L’escorteur quitte Toulon du 4 septembre au 9 octobre, pour une mission en Atlantique central (escales à Funchal, Agadir et Dakar).
L’année s’achève par la participation du bâtiment à l’exercice OTAN « Endless Chain » du 6 au 21 novembre (escale à Tarente à trois reprises, et par un exercice de groupe du 16 au 19 décembre.
1973
L’année débute par un stage pour commandants de sous-marins du 11 au 16 février.
Le Guépratte prend part à la croisière d’hiver du 19 février au 3 mars (escale à Lisbonne).
Un exercice de groupe suit du 5 au 9 mars sur les côtes de Provence.
Pendant le reste de l’année, l’escorteur à une activité plutôt individuelle, il ne participe pas à de grands exercices d’escadre.
Séjour en Méditerranée occidentale pour une mission de surveillance maritime su 26 mars au 5 avril. Le bâtiment relâche à Carthagène du 28 au 29 mars, Alger du 30 mars au 2 avril. Onze ans après l’indépendance de l’Algérie, c’est la première visite officielle d’un navire de guerre français.
Le 4 avril, le cargo polonais Wroclaw 2 est au sud des Baléares, dans du gros temps, avec du vent atteignant 35 nœuds. Ce bâtiment de 3 800 tonnes, chargé de minerai de plomb voit sa cargaison se déplacer sur bâbord sous l’effet de la mer. Couché sur le flanc, le navire est en perdition, l’équipage lance un SOS qui est capté par le Guépratte situé à seulement 18 milles du drame. L’escorteur français rallie aussitôt, juste à temps pour voir le Wroclaw couler et recueillir les 27 hommes de l’équipage, toujours à l’eau pour 7 d’entre eux, le reste s’étant réfugié dans des canots pneumatiques. Le recueil des naufragés n’est pas facile, le Guépratte gîte jusqu’à 32°. Finalement, tout le monde est récupéré, les naufragés sont débarqués à Milhaud dans l’après midi du 5 avril.
Aussitôt après, l’escorteur repart pour sa destination initiale, La Spezia, ou il reste du 6 au 10. Il rentre à Toulon le 11 avril.
Les sorties habituelles reprennent en avril, mai et juin.
A la fin de juin, le Guépratte secourt entre La Fourmigue et la bouée de CNEXO, deux néerlandais dont l’embarcation est en panne de moteur alors qu’elle dérive vers le large.
En juillet, les activités se partagent entre des missions de représentation (escales à Marseille et Villefranche). Le bâtiment se rend à Bastia où des forêts avoisinantes sont dévastées par des incendies. Une partie du personnel du bâtiment aide les pompiers à lutter contre le feu.
Une sortie du 5 au 18 septembre conduit le Guépratte dans les eaux grecques (escale au Pirée).
De septembre à décembre, l’escorteur sort à plusieurs reprises pour apporter son concours à diverses unités. Au cours de ces sorties, il relâche à Ajaccio et Villefranche.
1974
L’escorteur se retrouve avec l’Escadre lors de la sortie d’hiver, du 1er février eu 1er mars (escales à Cadix, Santa Cruz de Ténériffe et Malaga). Après une escale à Ajaccio, du 25 au 26 mars, le Guépratte reprend la mer. Il poursuit son entraînement lorsqu’il capte le 29 un SOS en provenance du cargo allemand Anna von Bargen, en route vers Marseille. Le navire se trouve en difficulté, le mauvais état de la mer, causé par un fort vent d’est fait que la cargaison se désarrime et provoque une gîte importante. Un Alizé repère le cargo à 20 milles au sud de Porquerolles. Les unités sur zone (le Guépratte, le Fringant, le paquebot Roussillon) se dirigent vers le Anna von Bargen que l’équipage à redressé partiellement entretemps. Finalement le cargo vient mouiller sous Giens, tandis que l’escorteur d’escadre rentre à Toulon le 1er avril.
Une mission de surveillance maritime conduit le Guépratte du 28 mai au 7 juin jusque dans les eaux de la Tunisie (escales à Tunis et Ajaccio).
Le reste du mois de juin est utilisé au profit des écoles.
L’escorteur se rend à Port Vendres pour le 14 juillet. Il entreprend une mission de relations publiques «Prenez la barre» avec des dragueurs tout au long du littoral méditerranéen.
Les sorties se poursuivent entre le 29 août et le 23 décembre. Des escales sont faites à Palma de Majorque en septembre et à Barcelone en novembre.
1975
Le Guépratte participe à la croisière d’hiver de l’escadre du 24 février au 13 mars (escales à Corfou et Patras).
L’escorteur quitte Toulon du 28 avril au 30 mai, il se rend à Brest du 3 au 10 mai où il apporte son concours à la FOST. A cette époque, l’Escadre de l’Atlantique n’a pas assez d’escorteurs d’escadre ASM pour remplir ce genre de mission. Au retour le bâtiment relâche à deux reprises à Palma de Majorque.
L’escorteur sort à plusieurs reprises entre le 5 août et le 19 septembre (escale à Cannes du 12 au 14 août).
Le bâtiment est en Iper le 22 septembre.
1976
L’Iper s’achève le 1er mars.
Le 5 mars, le Guépratte reprend la mer pour des essais. A l’issue de ceux-ci, il entreprend la première partie de la phase d’expérimentation «Matapan» (escale à Livourne du 22 au 26 avril.
Le Guépratte est absent de Toulon du 14 mai au 5 juin, il se rend en représentation en mer Noire (escale à Odessa du 20 au 25, Constanza du 26 au 29 mai). Au retour, l’escorteur exécute l’exercice «Primavera». En juin, le bâtiment achève l’expérimentation «Matapan». Il mouille à Villefranche du 3 au 4 juillet, puis participe à la revue navale du 11 juillet.
Par la suite, on retrouve l’escorteur à Calvi les 14 et 15 juillet.
Du 28 juillet au 5 août : mission de surveillance au mouillage d’Hammamet (escale à Tunis).
Plusieurs sorties de groupes ont lieu, du 1er au 19 octobre (escale à Athènes) et du 11 au 19 novembre (escale à Naples).
Décembre s’achève avec deux entraînements individuels.
1977
Le Guépratte prend la mer du 20 janvier au 11 février, il participe à la mission «Capitaine» (escales à Santa Manza, baie de Vatika, mouillages forains en Grèce et en Crète, Tarente).
Plusieurs sorties en février et mars conduisent l’escorteur sur les côtes de Provence. Il fait un passage aux Salins d’Hyères.
Bâtiment en Iper d’avril à juin. L’entraînement reprend en juillet. Le Guépratte appareille de Toulon le 7 septembre, pour la mission «Sargasse 5». En cours de route, il se ravitaille à Ponta Delgada où il rejoint l’escorteur rapide Le Normand en provenance de Brest. Alors qu’ils font route vers les bancs de Terre Neuve, les deux bâtiments essuient un fort coup de vent du 13 au 16 septembre, jour de leur arrivée à Saint Jean de Terre Neuve. Après ravitaillement, le Guépratte se rend sur la zone de pêche pour assister la flotte de chalutiers. Il fait escale à Saint Pierre du 19 au 20. Le Normand le remplace le temps d’une escale. Les deux bâtiments regagnent Saint Jean du 21 au 23 septembre pour un nouveau ravitaillement. Ils mettent le cap au sud en direction de Miami où ils relâchent du 29 septembre au 3 octobre.
Le transit entre Miami et Houston est l’occasion d’exercices et d’un «Passex» entre le destroyer américain William C. Lawe et le sous-marin nucléaire d’attaque Dace. Les escorteurs français séjournent à Houston du 7 au 11 octobre, après cinq heures de chenalage entre Galveston et Houston. Les escales se succèdent : Saint Domingue du 17 au 21, Saint Martin le 22, aux Saintes le 23, Fort de France du 24 octobre au 1er novembre puis Sainte Lucie le 1er novembre. La suite de la croisière conduit les deux unités au Brésil (escales à Recife le 8 novembre, Salvador de Bahia du 10 au 16, Recife le 17). Après la traversé de l’Atlantique, les deux escorteurs relâchent à Abidjan du 23 au 25, ils participent à «Estuaire 77» avec la marine gabonaise et quatre avions Jaguar de la FATac puis séjournent à Port Gentil entre le 28 novembre et le 1er décembre et à Owendo du 1er au 4. Le groupe «Sargasses» prend le chemin du retour, les dernières escales sont Libreville le 4, Dakar du 10 au 14, Nouadhibou du 15 au 17. Le Guépratte mouille à Palma de Majorque le 21, il gagne Toulon le lendemain.
1978
Le Guépratte reprend ses activités début février :
.Du 6 février au 4 mars, l’escorteur sort avec sa division. Il prend part à l’exercice «Focol» (escales à Héraklion et Venise).
. Les sorties de la fin mars et du mois d’avril sont consacrées à la mise en condition de sous-marins et à l’instruction des écoles.
. Entraînement de groupe du 2 au 11 mai (escales à Palma de Majorque et Calvi).
. Du 16 au 30 mai, l’escorteur participe à «Dawn Patrol» (escales à La Spezia et Gaête).
. En juin, le Guépratte prend la mer à huit reprises.
. Indisponibilité pour entretien du 1er au 27 août.
. Entraînement de groupe du 21 septembre au 6 octobre (escales à Propriano, Tunis, Santa Manza).
. Exercices «Faron 78» avec la marine espagnole, du 16 au 31 octobre (escales à deux reprises à Carthagène et Palma de Majorque).
Une brève sortie d’essais est faite le 29 novembre.
Le Guépratte appareille le 1er décembre pour une mission de surveillance et de renseignements en Méditerranée centrale et orientale. Il se ravitaille à La Sude le 7 puis franchit les Dardanelles le 11, fait une escale à Istanbul du 12 au 16, passe à Augusta le 18 et revient à Toulon le 24 décembre.
1979
Le Guépratte sort à quatre reprises en janvier pour entraînement individuel. Il est en Iper du 5 février au 11 mai. Quatre sorties pour essais sont effectuées jusqu’au début de juin.
L’escorteur quitte Toulon le 9 juin, il se rend en océan Indien pour une mission de présence. Des unités, détachées de métropole, renforcent les stationnaires basés à Djibouti. La région est perturbée fréquemment par l’Ethiopie et la Somalie. L’escorteur relâche le 12 à La Sude, le lendemain, il croise dans le canal de Suez, Le Duquesne qu’il vient relever. Le 19 juin, le Guépratte s’amarre à Djibouti. Le lendemain, il commence le cycle de ses patrouilles, certaines d’entre elles sont consacrées uniquement à la surveillance maritime dans les parages de la péninsule arabique, d’autres ont pour but principal la présence pour montrer le pavillon.
Du 30 juin au 9 août, l’escorteur quitte Djibouti avec La Charente, il visite successivement : Les Glorieuses, l’Ile Maurice, La Réunion, Europa et Mayotte.
Du 4 au 14 octobre, toujours avec La Charente, les escales sont : Port Victoria, Colombo, Mafé des Maldives.
Le Guépratte quitte Djibouti le 17 décembre, passe le canal de Suez le 21, fait une escale à Alexandrie du 22 au 26, il arrive à Toulon le 30 décembre.
1980
L’Iper commencée le 30 décembre 1979 s’achève le 7 mars 1980. Les mois de mars et avril sont consacrés aux essais après Iper et à des concours pour le CIN de Saint Mandrier, la CEPMAN ainsi qu’à un stage pour commandants de sous-marins. Une escale est faite à Palma de Majorque du 28 mars au 1er avril.
Nouvelle Iper du 12 mai au 14 juin.
L’escorte participe à l’exercice «Tridente» au cours d’un «Passex» franco-italien du 16 au 28 juin, le bâtiment à m’occasion de tirer au polygone de tir de la marine italienne du cap Teulada (escales à Augusta et Cagliari).
Des missions de surveillance maritime sont menées dans le golfe de Gabès (escales à Tunis et Ajaccio) puis l’entraînement individuel reprend en septembre.
L’exercice «Faron 80» du 22 octobre au 30 novembre est suivi par l’exercice «Frimas 80» du 1er au 12 décembre (escale à La Spezia).
1981
Le Guépratte quitte Toulon le 9 mars 1981, pour l’exercice «Gala 81», avec l’Escadre de la Méditerranée. La formation franchit le détroit de Gibraltar le 12 mars, elle retrouve l’Escadre de l’Atlantique le lendemain, pour des manœuvres jusqu’au 18. Le Guépratte est à Lisbonne du 18 au 23 mars, il rentre à Toulon le 27 mars.
Le bâtiment prend la mer à cinq reprises du début avril au début de mai.
Le Guépratte quitte Toulon du 11 mai au 4 juin pour la mise en condition du groupe aéronaval (sortie «Coriolan»). Le lendemain de l’appareillage, au sud de Toulon, avec le Georges Leygues, les Lynx et des Atlantic ; l’escorteur débusque un SNA soviétique du type Victor. Après un pistage serré dont plusieurs heures tenues à 30 nœuds, le sous-marin fait surface après dix neuf heures de traque. La sortie se poursuit avec des escales à Ajaccio et Salonique.
Une sortie d’entraînement individuelle est faite du 9 au 11 juin.
Le bâtiment entre en Iper le 22 juin.
1982
A l’issue de son Iper, le Guépratte entreprend des essais à partir du 13 février, l’entraînement élémentaire reprend le 17 mars. Un premier stage au CEF est effectué du 13 au 30 avril.
Avec l’escadre, le Guépratte prend la mer du 4 au 14 mai pour «Distant Drum», les bâtiments ont l’occasion de manœuvrer avec des unités venues de Brest. Suit l’exercice «Tartare», en collaboration avec la FATac ; les manœuvres d’achèvent le 28 mai après une escale au Pirée.
Deuxième stage au CEF, du 7 au 26 juin (escale à Barcelone).
L’escorteur participe à la revue navale du 14 juillet en rade des Vignettes.
Après les permissions de l’été, le bâtiment sort à six reprises entre le 21 septembre et le 17 octobre (escale à Tunis).
Le Guépratte se rend en Méditerranée orientale dans le cadre des missions «Olifant» qui ont pour but de soutenir les troupes que la France à déployées dans Beyrouth. L’escorteur appareille de Toulon le 25 octobre pour remplacer le Montcalm en faction devant la capitale libanaise.
Les longues patrouilles devant Beyrouth sont coupées de séjours à Larnaca pour se ravitailler et pour permettre à l’équipage de goûter à une détente bien méritée.
Remplacé par le La Galissonnière, la Guépratte rentre à Toulon le 14 décembre.
1983
Le Guépratte entreprend en février, mars et avril des entraînements individuels et de groupe, durant lesquels l’escorteur relâche à Civita Vecchia du 15 au 19 février.
La 4ème DEE est dissoute le 25 mars, les escorteurs sont non endivisionnés.
Le Guépratte prend part à l’importante sortie d’escadre «Tercerol» du 2 au 28 mai ; elle est l’occasion d’une participation à «Distant Drum» (escales à Split, Augusta et Gaête).
Entraînement individuel du 13 au 17 juin.
Le Guépratte appareille de Toulon le 31 juillet, il se rend une nouvelle fois en Méditerranée orientale où il relève le Georges Leygues devant les côtes du Liban pour une mission «Olifant 16». Comme c’est l’habitude, le bâtiment alterne ses factions devant Beyrouth avec des séjours à Larnaca. L’escorteur se trouve devant la capitale libanaise lors de l’arrivée du Foch pour «Olifant 17» le 16 septembre. La force multinationale de sécurité en place à Beyrouth, est soumise à des tirs d’artillerie intermittents jusqu’à ce qu’un raid de Super Etendard du Foch fasse cesser cette situation le 22 septembre. Relevé par le Kersant, le Guépratte rentre à Toulon le 18 septembre.
L’année s’achève avec quatre sorties sur les côtes de Provence, entre le 7 novembre et le 15 décembre.
1984
Tout au long de l’année, les activités de l’escorteur restent à un niveau élevé.
Du 4 au 8 janvier, le Guépratte se porte au devant du Clémenceau qui rentre du Liban.
Entre le 9 janvier et le 22 mars, le bâtiment prend la mer à huit reprises.
Mission «Olifant» : départ de Toulon le 27 mars, le Guépratte remplace le D’Estrées (escale à Alexandrie du 23 au 29 avril). Retour à Toulon le 4 mai.
Une visite de représentation conduit le Guépratte à Saint Tropez du 16 au 18 mai, puis il enchaîne :
. L’exercice «Tridente» du 28 juin au 7 juillet (escale à Augusta).
. Une escale de relations publiques à Banyuls du 13 au 15 juillet.
. Un exercice de groupe du 13 au 21 septembre (escale à Palma de Majorque), du 23 septembre au 2 octobre.
Le Guépratte se rend à Ajaccio du 14 au 16 décembre pour la conférence maritime régionale.
1985
Un entraînement de groupe «Amphora» se déroule entre le 22 janvier et le 22 février. L’escorteur fait escale à Cadix et Casablanca.
De nouveau à la mer du 26 février au 1er mars, à l’occasion de la sortie «Tarot», les bâtiments manœuvrent entre la Sardaigne et les Baléares.
Le Guépratte sort du 16 avril au 2 mai pour un stage de commandants de sous-marins (escale à Palerme). Sur le chemin du retour, l’escorteur porte secours au voilier Désirade qu’il convoie jusqu’à Saint Tropez par une mer de force 4.
Le bâtiment séjourne à Nice du 8 au 9 mai.
Plusieurs sorties sont effectués en mai et juin, notamment pour l’exercice «Farfadet» du 4 au 6 juin.
Un des derniers entraînements de groupe à lieu du 11 au 29 juin, l’escorteur relâche à Corfou et Tarente.
Le Guépratte fait une dernière sortie à la mer le 5 juillet avec plusieurs de ses anciens commandants. Il est désarmé le 5 août. Il a parcouru 640 000 milles en 2600 jours de mer.
Le Guépratte devient le Q 643 le 13 mars 1986. Il est utilisé comme cible de tir à Toulon.
Le 9 novembre 1994, il est coulé au sud de Toulon, achevé par les plongeurs démineurs après avoir été atteint par deux AM 39 tirés d’un Atlantic de la 23 F et d’un Super Etendard. La coque cassée par le milieu, la proue et la poupe coulent en même temps, à la verticale.